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Time Passes. LUIS ANTERO, JAY-DEA LOPEZ
(Green Field 2012)

Review by Flavien Gillié 

A Day In The Life

Jay-Dea Lopez et Luis Antero artistes sonores et adeptes du field recording sont réunis ici sur un album pour littéralement faire passer le temps, au sens noble du terme, reconstituer une journée, 24 heures, ou plutôt ici 24 minutes, mais ô combien luxuriantes.

Tout est question d’écho, d’unité de lieu, Luis dans son studio Jay-Dea dans la forêt sub-tropicale d’Australie. Chacun va se mettre au service d’un incroyable flux sonore, s’employer à faire foisonnement, réinventer la vie, celle d’une forêt dans un studio,  et pourquoi pas aux antipodes faire de la forêt l’intimité d’un studio.

On oppose souvent, par manque de vocabulaire voire par volonté réductrice, le field recording au studio recording, le dedans et le dehors.

Ici rien n’est opposition, la symbiose est parfaite, bien malin qui saura démêler l’entrelac des nappes et des frottements de mandibules, tout crisse, tout vit, luxuriance et pâmoison d’un temps qui passe sans compter, une journée heureuse en quelque sorte, et si le soir préfigure la mort, alors on veut bien s’y rendre de cette manière, en toute quiétude.

– Translation to English 

Jay-Dea Lopez and Luis Antero, sound artists and field recording votaries, unite here on an album to litterally pass the time, in the noblest sense of this expression, rebuild a day, 24 hours, or rather here, 24 so lush minutes.

All is about echo, space unity, Luis in his studio, Jay-Dea in some australian subtropical forest. Each is willing to serve an incredible sound flux, involved in creating profusion, reinvent life, the one of a forest in a studio, and why not, at the antipodes, make the forest the intimacy of a studio.

One often opposes, either by lack of vocabulary or by simplistic will, field and studio recordings, the inside and the outside.

Here none is about opposition, symbiosis is perfect, how clever the one how will untangle the tracery of sound layers and mandible frictions, everything scrapes, everything lives, luxuriance and swoon of time passing without mattering, an happy day, in some sort, and if the evening announces death, one is willing to reach it this way, in a peaceful manner.

*by Sismophone

Luis Antero website
Jay-Dea Lopez’ Sounds Like Noise website
Green Field website